A regarder maintenant au lieu de traîner sur le net: The bitter tears of Petra Von Kant. Je me le garde comme un bonbon, c'est de ça, dont il s'agit... Autonomie autonomie, concept roi: je me pourvoi mon propre bien-être à moi-même. Je me fais une tisane, un bain, je sais m'écouter, moi..... AHAHAH foutaise. A bas l'autonomie, quele merveille d'avoir besoin de quelqu'un, d'avoir des relations dans lesquelles on est pris d'office (autrement dit: la famille) parce qu'on peut s'asseoir dessus et penser à autre chose, quelle misère d'avoir à construire son propre soi tout seul tout le temps. J'écrirai mieux là dessus un autre jour mais l'amérique a tout chamboulé en mettant sur un pied d'estal la réalisation personnelle et l'auto-engendrement, et le Québec a jeté le bébé avec l'eau du bain dans les années 70 et en est parfaitement inconscient. Voici ses bébés, tous ces jeunes altermondialistes qui partent se dévouer corps et âmes aux liens sociaux des autres civilisations...sans y voir un instant la tentative de satisfaire besoin compulsif, de combler un manque...
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destress
« Comme évidemment je sautais partout dans le bureau parce que j'avais un email de toi, Alex me dit "et qu'est-ce qu'elle dit"?
"euh.... pas grand chose...qu'elle va se faire couper les cheveux, woohoo..."
et là il éclate de rire "ah mais les femmes c'est incoyable, et toi lui écris pour lui dire "j'ai envie de manger du poisson", et elle écrit "oh ben moi j'ai envie de manger du boeuf"?? C'est pathétique!"
"Ben non...mais tu comprends rien à l'amour, Alex, c'est tout!"
" Oui oui... et pourquoi pas s'écrire pour se dire (gros accent quebecois) "A matin j'ai chié et j'en ai fait une longue d'même!!"!! Et toi tu sauterais partout pareil, hein!?!?"
"euh...pas vraiment...Alex, écoute, tu comprends rien à l'amour."
WAHAHA! Je crois que ce garçon me plaint très sincèrement... »
Ca passe un petit peu, le stress du boulot aidant. Ou plutôt non, c’est étrange, ça passe de l’intérieur, ce mini échange m’a enlevé comme un caillou de mon soulier, c’est stupide hein. Baltimore moins une semaine, Symposium moins 2 jours ; après ce sera comme la sortie de l’école. Je pourrai sortir du sous-sol et affirmer que c’est le printemps. Arrêter de manger des tonnes biscuits chinois en espérant toujours tomber sur un nouveau message, arrêter de me référer à un livre d’enfant pour les questions morales, bronzer un peu le bout de mon nez, cesser de mettre des pantalons à plis et de cruiser mon directeur général.
Elle m'a répondu : non, je suis pas stressee du tout, a part des questions tres graves comme, hmm, est-ce que j'achete du whisky ou du gin? qu'est-ce qu'elle aura envie de boire?
Si ce n'est que ça, du whisky. -
choix
Ce choix, cet immense choix de lieu de vie (la Sorbonne ou ici), je n'arrive pas à le faire selon des raisons personnelles, c'est comme si tous mes désirs s'étaient évanouis devant un seul grand désir (celui qui n'a pas de fin) qui devient facteur unique; d'où le problème qu'il soit facteur tabou. Les choix de vies ne se font que sous ce genre d'influence de toute façon, malheur à celui qui est la seule balance. Mais concrètement c'est la merde, il s'agit quand même d'un supide alternative entre 8h d'auto ou 8h d'avion de Balt. Je sais que je suis tombée bien bas, mais tout fonctionne encore, hein, chez moi, mais c'est comme si il y avait un rideau presque transparent qui me séparait de mes raisons réelles, de ma raison tout court.