Je trouve ça dur, impossible, épouvantable, c'est comme si on m'arrachais tout ce qui existe pour moi à chaque fois que je réalise que JAMAIS il n'y aura de suite à tout ça, qu'il en sera toujours ainsi jusqu'à ce que je décide que c'est illusoire, que je ne réussisse plus à ne tenir que sur du sentiment et de la pensée. Que s'est-il passé pour que j'en arrive là? A penser que tout ce que j'ai fait et reçu ces dernières années n'était qu'à cette seule fin, de l'aimer mieux, comme ça? Et surtout comment je deale qvec le fais que je ne pourrai JAMAIS le vérifier? J'ai besoin d'aide, je ne peux pas rester comme ça, quelque chose en moi se brise à chaque fois que j'y pense. Je ne peux pas conduire ma vie comme ça à l'aveuglette en suivant juste mon amour, d'autant qu'il ne peut que rester diffracté dans l'atmosphère, étendu diffus, partout dans ce que je fais ou dis, et pourtant elle n'existe pas, elle ne veut pas exister pour moi, il n'y a pas de solution, et moi je ne peux pas faire autrement que ce que je fais, je ne peux rien renier rien gérer, je ne peux que croire, en de long moments d'euphories plus ou moins espacés entre deux effondrements.
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hhhhh
Crim', je me sens tellement tellement insécure par rapport à elle!! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH!
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lakeplacid
Quelque jour de reprise après la fin de semaine merveilleuse de chance et de grâce dans la grande amérique capitaliste aux territoires incroyables et fous. Ôn est encore partis tard dans la nuit pour se réveiller dans la montagne, l'ami Oli avec qui je parle sans arrêt a été parfait, à nouveau immense détente relationnelle et affective, on travaille tous les deux la semaine, la fin de semaine il est hors de question que l'on s'impose quoi que ce soit. Arrivés à 2h du mat'à Lake Placid dans l'etat de Nyc, le douannier a été gentil pour une fois il a même fait une blague, le camping d'hiver a été pour une fois des plus confortables je me suis même payé une nuit de 11h et pleins de rêves intenses de grasse matinée dans mon duvet -40°C!! La grande merveille; il n'y avait pas encore d'odeurs, mais une certaine moiteur prometteuse et une lumière divine, ascention jusqu'au mont glacé et venteux avec toutes ces herbes folles prises dans la glace. Et nous tellement relax, dans la forêt dans la neige, au bord du lac, dans l'auto... Je dois être en train de muter, muter en travailleuse stressée et vide la semaine et détendue parce que vide la fin de semaine. Pas de cerveau, pas de problèmes, juste le coeur. Je souris tellement!
