Elle me fige dans une identité quand moi ce qui m'aide à ne pas mourir de responsabilité ontologique c'est de penser que je n'ai pas d'essence, que ça va bien aller, que les choses sont fluides et complexes, que ce que je fais maintenant ne décide pas des choses pour toujours. Ce qu'évidemment je ne suis pas encline à penser puisque je raisonne toujours en terme d'essences et je n'ai pas besoin d'entendre ce que je lutte pour ne pas me dire, qu'il est temps pour moi de résoudre la question de "ce que je suis" parce que "merde, hein, à moment donné il faut être cohérent". Cohérent avec quoi?
-
-
Dans la chaleur torride
Dans la chaleur torride je tente de ramasser les morceaux et tout ici est saturé de connotations que j’espérais perdues (je mens) mais qui n’étaient qu’enfouies. La collision des mondes est toujours violente. Le refus de ma mère me donne juste envie de repartir en exil. Tout semble fêlé et difficilement résistant à l’étau des radicales parenthèses de la vie de famille qui réduit à néant tout le chemin, tout l’être. Vie de famille pas mal réduite à néant au demeurant.
Suffit-il de rebondir encore…
Et encore !
On peut faire ça !
Des obsèques, énième fin de la vie de famille, mercredi. Elle m'a attendu, celle-là, au moins!